lundi, 15 septembre 2008
Villages de montagne
Quelle surprise en ce dimanche matin : les premières neiges sont tombées ! Bon, pas partout, heureusement, mais sur les sommets et notamment sur le Pic du Midi de Bigorre.
Cela nous rappelle que nous ne sommes pas beaucoup sortis cet été ; nous étions occupés ailleurs. Et là, le manque commence à se faire sentir.
Cet appel de la montagne nous pousse à préparer nos sacs à dos. Le temps se couvre mais les services météo nous assurent qu’il ne pleuvra pas. Nous partons donc pour la vallée d’Aure, en quête de ses petits villages.
Car en fait, je ne suis pas très fan de la haute montagne. Certes, les panoramas sont splendides mais hormis les sommets, il n’y a rien à voir ! Je concède cependant que c’est un avis tout à fait personnel…
Mon truc à moi, c’est la moyenne montagne : ses villages, ses estives, ses forêts, ses granges foraines, ses troupeaux, sa faune, sa flore… et même ses bruits. Là, c’est le chant des oiseaux, au loin, un clocher qui sonne l’heure, et puis, le cri d’un rapace. En bas, les sonnailles d’un troupeau, un tracteur qui démarre, et bien sûr, un chien qui aboie. Tout près, un ruisseau nous appelle…
Je ne prends jamais autant de plaisir qu’ici.
Nous commençons par nous débarrasser de notre voiture – on ne voit rien, assis dans sa voiture – et nous entamons une boucle reliant trois villages. De forêts en points de vue, de chemins en chapelles, nous prendrons notre temps et profiterons de chaque halte.
Allez, je vous emmène faire un bout de chemin.
Nous quittons le premier village, sans grand intérêt, après être passés devant cette petite fontaine.
Nous nous élevons un peu, et au détour du chemin, nous avons cette vue sur les villages blottis au bas de la vallée.
Nous sortons de la forêt à cet endroit : c’est un petit hameau de granges transformées en résidences secondaires.
Il s’y trouve aussi une petite chapelle du XII° siècle, avec son cimetière.
Nous déjeunons assis sur ces marches, au pied de la chapelle.
En face de nous, pour agrémenter notre repas, ce paysage :
Nous reprenons notre chemin et laissons notre hameau si accueillant…
… pour filer vers Mont, un village au nom bien trouvé. En route, beau panorama sur la vallée, sans le soleil, hélas ! Au centre de la photo, le lac de Génos.
Notre chemin était autrefois l’unique liaison entre ces villages. Par endroit, il reste encore des pans des murets de soutènement.
Nous arrivons à Mont. Nous entrons dans le village en passant devant cette jolie grange.
Puis nous empruntons une de ces étroites ruelles avant de déboucher sur cette petite place publique des plus accueillantes.
Ce village est très agréable, avec ses jolies maisons…
… et ses jardins fleuris. Quel bonheur ! Mes fleurs préférées : des roses trémières. Et pourtant, nous ne sommes pas à l’Ile d’Oléron !
Nous ne quittons cet endroit qu’à regret, nous promettant de revenir. Depuis la route, nous jetons un dernier coup d’œil.
Si nous aimons les villages, nous aimons aussi la forêt, les champs, les chemins… Et les sorties d’automne sont peut-être nos préférées car ce sont de véritables balades gourmandes. Voyez un peu ce que nous avons mangé durant celle-ci :
Et les pommes de la maison que nous avions emportées sont restées dans les sacs ! Celles-ci sont tellement meilleures.
Ces mûres, qui pendaient en grand nombre le long d’un vieux mur, étaient absolument succulentes ; d’ailleurs il ne doit pas en rester beaucoup.
Nous avons aussi trouvé des groseilles s’échappant, dans la rue, d’un jardin qui semblait abandonné, des poires, hélas toutes tombées de leur arbre et donc pourries, et des petites prunes, pas plus grosses qu'une olive, mais tout à fait délicieuses. Dans la forêt, nous avons déjà pris rendez-vous avec un splendide noisetier et quelques châtaigniers, pour une cueillette plus tardive…
A bientôt, donc, pour une prochaine sortie !
18:45 Publié dans Et si on sortait... | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : village, montagne, balade
jeudi, 03 avril 2008
Que la montagne est belle !
Enfin, j’y suis allée ! C’est la première fois depuis le début de la saison et compte tenu de la date d’aujourd’hui, c’est certainement aussi la dernière ! Mais où, faire quoi, me direz-vous ?
A Nistos Cap Nestès, faire du ski de fond. Oui, de fond, je le précise car le ski de piste, je ne sais pas… et surtout, je ne veux pas savoir !
Mais pourquoi seulement aujourd’hui ? Et bien parce qu’il y avait de la neige, pardi ! Non, ne riez pas ! C’est que ça ne s’est pas produit si souvent cette année. On doit pouvoir compter les jours sur les doigts des deux mains, pas plus.
Alors, il s’agissait d’en profiter, ce que j’ai fait. Et j’ai même pensé à vous : je vous ai rapporté des photos. Parce que cette toute petite station mérite d’être connue. « Dieu, que la montagne est belle ! » est son slogan et je peux vous dire qu’elle ne le vole pas !
Alors, avant de poursuivre, je voudrais prévenir toutes les personnes qui aiment par-dessus tout les grandes stations de ski, avec leurs alignements de magasins qui vendent à prix d’or tout ce dont vous n’avez sûrement pas besoin, avec leurs odeurs de friture s’échappant des restaurants et autres gargotes, avec leurs spectaculaires installations mécaniques bruyantes à souhait, qu’elles (ces personnes) ne trouveront pas leur bonheur à Nistos Cap Nestès et qu’il est inutile de continuer cette lecture, donc.
Si vous êtes encore là, alors je veux vous dire que si vous, vous aimez les petites vallées oubliées, les stations de ski qui n’en ont pas l’air, les paysages préservés, les pique-niques sur la couverture de survie (ne pas s’asseoir, c’est quand même très froid !), le chant des oiseaux pour seul bruit de fond, et des pistes pour vous tout seul (mais pas le week-end ), alors vous pourriez bien aimer cet endroit ! Vous ne skiez pas et préférez les balades en raquettes ? Venez aussi !
Une petite visite ? Allez, suivez-moi.

Voici les installations de la station. Si, si, regardez bien. C’est tout ce qu’il y a : un magasin de location de matériel, un bar-restaurant, une salle hors sac (pour un pique-nique à l’intérieur), un gîte d’étape et une chambre d’hôtes, le tout rassemblé dans un même batiment.

Le reste du domaine est réservé à la nature, dans toute sa beauté.

Les pistes portent les noms des dieux de la montagne : Ergè, Sylvain, Cybèle, Abélio, Bélisama, Agéion, Arixo, Fagus.

Un point de vue spectaculaire sur l’Aneto et le massif de la Maladetta, tout au fond.

Un autre sur le Pic du Midi de Bigorre.

Une belle piste vous emmène en forêt.

On trouve même ceci ! L’an dernier, il y avait encore un panneau qui disait « Attention, lac gelé » !

Et je vous ai gardé le meilleur pour la fin : des traces laissées par un animal sauvage. Preuve, s’il en fallait, de la quiétude des lieux. Et de telles traces ne sont pas rares : j’ai pu en observer à chacune de mes sorties sur ce domaine.
Alors, qu'en dites-vous ?
Si cela vous a plu et que vous souhaitez en savoir davantage, vous pouvez cliquer ici.
Et peut-être à bientôt, sur les pistes de Nistos !
17:40 Publié dans Et si on sortait... | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : montagne, ski, raquettes, station

