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lundi, 01 juin 2009

Petit potager facile

Cette semaine, j'ai eu du mal à avancer mes ouvrages. Le printemps qui s'installe enfin m'attire plutôt au jardin... entre deux balles sur les courts de Rolland Garros.

Ma semaine tennis fut éprouvante avec les éliminations de Djokovic et de Nadal. A peine remise, aujourd'hui !

Ma semaine jardin, par contre, m'a apporté beaucoup de plaisirs. Car je crois qu'enfin, je tiens le bon bout...

Je possède un tout petit jardinet de 200 m² à peine, auxquels il faut soustraire l'allée qui mène à la grange où nous garons les voitures. Sur ce qu'il reste, il faut aménager une petite terrasse - pour prendre nos repas dehors, créer des espaces pour les plantes et arbustes à fleurs, et trouver le moyen de cultiver quelques légumes.

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Les deux premiers points ne posent pas vraiment de problèmes. Les arbustes sont plantés, même s'il en manque encore, et la terrasse est prévue, son emplacement choisi.

Pour le potager par contre, 2 problèmes se posent. Le moindre étant le manque d'espace ; nous allons devoir choisir nos cultures qui seront forcément restreintes.

Notre plus gros souci, en fait, c'est la nature du sol : ancien lit de la rivière voisine, on ne trouve sous la surface que galets plus ou moins gros. Une véritable carrière !

Du tout premier espace de culture que j'avais fait, j'ai extrait une très belle quantité de ces galets et donc... il n'y a pas eu de second espace !

Alors pour jardiner sans se transformer en forçat, voilà la solution :

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Il s'agit là d'un premier bac, les autres suivront.

C'est simple à réaliser : les planches sont coupées à dimension et assemblées par de larges et solides équerres, le tout est simplement posé sur le sol, tel qu'il est. Ensuite on remplit de terre de jardin et de terreau par moitié. Et le tour est joué.

Ce bac fait 2 m de long sur 1 m de large et 30 cm de haut. Et il ne présente que des avantages : j'ai moins à me baisser, le sol est meuble et facile à travailler, je peux accéder à tous les côtés facilement, l'herbe alentour n'envahie pas l'espace de culture.  Entre les bacs, nous laisserons juste ce qu'il faut pour que la petite tondeuse électrique puisse passer.

Nos premiers légumes sont déjà en place : j'ai semé des radis qui sont déjà bien sortis, plantés des poivrons et des petits piments doux ainsi que des batavias. En attendant le bac, plus petit, que nous destinons aux aromatiques, le persil a aussi trouvé une place ici. Sur la photo, c'est bien du thym, mais il pousse ailleurs !

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Les tomates avaient déjà été plantées le long de la maison, parmi les fleurs, notre façade étant exposée plein sud. Les fraisiers occupent toujours leur place de l'an dernier.

Notre compost va enfin servir à quelque chose de vraiment utile. Auparavant, il nourrissait les arbustes qui n'en ont peut-être pas tant besoin que ça. Il nous reste à pailler pour éviter l'évaporation trop rapide, et donc les arrosages répétés, et favoriser la vie des petites bêtes utiles. Puis viendra l'association des cultures et le jardinage avec la lune. Mais cette année, je suis un peu prise de court.

Il ne nous reste qu'à espérer de belles et bonnes récoltes, à défaut d'être abondantes.

dimanche, 05 avril 2009

Premières fleurs de printemps

Ce matin, malgré la pluie fine qui commençait à tomber, je suis allée faire un petit tour au jardin, avec l'espoir d'y croiser le printemps qui semble pourtant être reparti. Et je ne fus pas déçue : il est bien là, malgré tout ce que l'on peut dire !

Mes jonquilles sont déjà fanées, mais voilà déjà le Dicentra, si joliment nommé « Cœur-de-Marie » :

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Et le cognassier du Japon, qui ne veut pas être en reste, fleurit lui aussi.

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Dans la pelouse, j'ai même trouvé quelques petites pensées issues du semis spontané de celles que j'avais achetées dans le commerce.

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J'ai eu envie de vous offrir mes premières fleurs, à vous, chez qui, peut-être, l'hiver n'a pas encore cédé sa place. Je vous souhaite un bon dimanche, fleuri !

mardi, 06 janvier 2009

Les couleurs de l'hiver

Cela a commencé timidement, ce matin. Et puis, le fin manteau s'est épaissi, en même temps que le calme feutré qui accompagne généralement la neige.

Je n'ai même pas eu besoin de sortir pour profiter du spectacle. Voilà ce que je vois depuis la fenêtre de mon bureau/atelier :

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Entre deux maisons, une trouée sur un bout du village. Aujourd'hui, la vue ne porte pas plus loin !
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Ici, c'est le spectaculaire figuier de mon voisin, qui, à la belle saison, distribue ses fruits jusque dans la rue.
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Par l'autre fenêtre de mon atelier, c'est une vue vers le haut du village. Cette friche n'est vraiment belle qu'aujourd'hui !
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Allez, je suis sortie quand même ! Mon jardinet offre un si joli spectacle...
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Rendez-vous demain, il y en aura d'autres...

samedi, 10 mai 2008

... pour y cueillir du romarin.

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Mon romarin n’est déjà plus en fleurs ! Pourtant, dans les livres, on dit que cette plante fleurit à partir de mai. Chez moi, je l’ai toujours vu fleurir tôt, dès le mois de mars, et ce, quel que soit mon lieu de vie, toujours dans le grand sud-ouest de la France, cependant.
Car à chacune des maisons que j’ai habitées, j’ai planté un romarin, tant je raffole de son parfum puissant. Et je ne passe jamais près de lui sans caresser à pleine main ses fines aiguilles pour en emporter l’odeur avec moi.
C’est une herbe aromatique, certes, et très mellifère, mais c’est aussi un bel arbuste ornemental, avec ses feuilles vert-gris persistantes, et sa multitude de petites fleurs, à la saison. Le mien est bleu, mais la palette est large, allant du bleu foncé au bleu très clair, ou du violet au rose ; il y en a même à fleurs blanches, parait-il, mais je n’en ai jamais vu.

Ecoutez ses autres noms, pour le moins évocateurs : « herbe aux couronnes », « herbe aux troubadours », « rosemarine », « encensier » ou « encensoir »… Tout une histoire, ou plutôt, des histoires… à découvrir. Pendant des siècles, cette plante fut offerte en souvenirs dans les mariages et les funérailles. En période d’examens, les écoliers grecs, à une certaine époque, en portaient sur eux pour stimuler leur mémoire ; et il paraît qu’aujourd’hui encore, toujours en Grèce, les étudiants en font brûler dans leurs chambres.
Et en langage des fleurs, elle signifie « souvenir » et « amour exclusif » et dit aussi « votre amour me revigore » !

La plante est réputée tonique, revigorante et stimulante. Je l’emploie en cuisine bien sûr, dans le poulet rôti, avec l’agneau, le porc… enfin, j’en mets presque partout ! Mais elle est aussi très utile pour l’hygiène corporelle et la beauté, et trouve de nombreux usages dans la maison : j’ai collecté des tas de recettes et d’idées d’utilisation. Je vous en donnerai quelques unes, dans de nouvelles rubriques à venir, très bientôt.

Question santé, le romarin lutte contre les maladies nerveuses comme le stress, le surmenage et les états dépressifs, ainsi que contre les maux de tête. Il combat les infections intestinales et autres troubles digestifs, stimule le foie et la vésicule biliaire. En friction, il soulage les rhumatismes. Utilisée en aromathérapie, son huile essentielle améliore les grandes fatigues, active les sens, peut faciliter la concentration. La tisane de romarin est digestive, calmante et diurétique.

Que d’usages ! Pas étonnant que l’on trouve alors des pieds de romarin dans tous les jardins de grand-mères !