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mercredi, 16 juillet 2008

Le Petit Echo de la mode, épisode 3

Je retourne un peu à la lecture de mon vieux journal.

Les Variétés de la Mode nous proposent quelques coussins « pour orner fauteuils et divans ». Et l’auteur de l’article, qui signe « Parisienne », nous explique que :
« Jamais nous n’en avons assez, et plus nous en accumulons sur les divans, canapés, lits, chaises longues et fauteuils, plus nous nous déclarons satisfaites. »

…mais ne s’y trompe pas, connaissant parfaitement son monde :
« Ce n’est pas que nous nous en servions beaucoup, car la française vive et active a peu de temps pour accouder ses langueurs au creux de ces menus oreillers… »

Je découvre aussi que :
« La maîtresse de maison ... aime aussi à les utiliser pour les offrir comme cadeau à une amie, à des parents, à une fiancée, à une jeune maman, à une malade obligée de rester étendue, à un bébé, à une grand’mère, etc. C’est un de ces cadeaux qui ne font jamais double emploi et qui toujours sont bien reçus. »

« Le Petit Echo, très renseigné sur les objets d’actualités et sur les goûts de ses lectrices, … » - la formule ne s’invente pas ! – présente alors un ensemble de coussins en tapisserie au petit point, qui figurent « une série de petites idylles formant de délicieux tableaux du genre : Le pêcheur maladroit, Un coup de vent, Promenade galante, La danse. » Tout ça est absolument charmant !

Coussins tapisserie 4.jpg

Puis viennent 3 autres coussins, ajourés ceux-là, dont le dernier est un « coussin lingerie très ajouré de broderie anglaise et de Venise, très recherché pour coussin. » Sachons-le !

Coussins dentelle trio.jpg

Tout le nécessaire à la réalisation de ces petits chef-d’œuvres est en vente.
Pour les coussins en tapisserie, le dessus est vendu entièrement terminé.
Pour les coussins ajourés, le choix est offert pour la toile sur laquelle ils sont dessinés - la cliente peut même les obtenir sur son propre tissu, et ils sont aussi commercialisés dessinés sur papier.
Et l’on peut également se procurer la satinette pour le dessous des coussins, le kapok pour le remplissage, les cordelières, picots, dentelles, cotons à broder, …
Le tout est expédié « dans un délai minimum de 15 jours, …contre mandat-poste… » et il convient d’« adresser commandes et mandats à M. le Directeur du Petit Echo de la Mode (Services des Ouvrages de Dames), 1, rue Gazan, Paris (14°). »

La page se termine par un article sur « Les souvenirs de M. Escoffier, l’ambassadeur de la cuisine française. » A quatre-vingt-deux ans, et à l’occasion d’ « un banquet organisé par la Société des Cuisiniers de Paris » le vieux monsieur à la mémoire intacte résume sa carrière.
Et il conclue par ces mots :
« Ce que je pense de la cuisine à notre époque ? Elle ne meurt pas : elle évolue. Sans doute, l’électricité, l’auto, tout cela rend les gens nerveux. On est pressé, impatient. Avant, on restait trois heures à table. On dîne, maintenant, en trois quarts d’heure. Mais il y a toujours des gourmets et des cuisiniers qui savent préparer les meilleurs plats. » Nous étions en 1928 !

La prochaine fois : Le carnet de la cuisinière, les Causeries pratiques, Les livres du moments, …

A suivre donc…

Commentaires

Félicitations tu es dans le classement 'top 10' des blogs MCI...

Ecrit par : Sophie | jeudi, 17 juillet 2008

Merci Sophie ! Ca fait plaisir, en effet.

Ecrit par : SylvieBG | vendredi, 18 juillet 2008

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