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mercredi, 02 juillet 2008
Le Petit Echo de la Mode
Je fus très occupée, la semaine dernière, à préparer mon vide-grenier. Il s’agissait de se débarrasser du trop-vieux, du trop-vu, du devenu-encombrant, … et de remplir un peu nos bourses par la même occasion.
Pour ça, j’ai plongé dans des cartons poussiéreux, j’ai beaucoup éternué, toussé, larmoyé…
Mais ce ne fut pas en vain.
Au fond d’un carton de revues, j’ai découvert un petit trésor que j’ai arraché aux quenottes des souris : un exemplaire de l’hebdomadaire Le Petit Echo de la Mode.
C’est le numéro 24, de la cinquantième année, en date du Dimanche 10 juin 1928.
A sa lecture, j’apprends qu’il comporte 32 pages, dont 16 en grand format (les seules en ma possession). Il y avait donc 16 autres pages, en format plus petit. Dommage, je ne saurai pas de quoi elles parlaient. Je découvre aussi son prix : 40 centimes.
Voyons ! En 1928, c’est mon arrière-grand-mère (née en 1895), que j’ai bien connue, qui lisait ce journal. Et peut-être aussi ma grand-mère, née en 1913 : à 15 ans, on peut s’intéresser à la mode, non ?
Aujourd’hui, les magazines féminins abordent bien des sujets. Ils sont ainsi le reflet de notre temps. Qu’en était-il en 1928 ?
D’abord, il y a une page mode. Son auteur, la Baronne de Clessy, nous indique que :
« La mode va éblouir la fin de juin de ses dernières élégances ; elle jette un suprême éclat avant de s’évader vers les plage, les casinos, les villégiatures mondaines où nous allons la suivre bientôt. Mais, avant de nous présenter les modes plus osées, plus originales que tolère la liberté des villégiatures, elle nous donne, par ses créations délicieuses, un avant-goût des coquetteries de la demi-saison. »
Et aussi que « …nous continuons à vouloir la silhouette menue… » !

Puis, dans sa rubrique Le Jardin des Ames, Liselotte nous parle d’éducation éclairée et commence en ces termes :
« Heureux l’enfant qui a reçu dès son jeune âge, des principes directeurs fixes et concordants. » Avant de constater que « Nombre de parents manquent à leur tâche. » !
En page 3, c’est d’Albert Dürer dont il est question. Cette année, on commémore son quatrième centenaire, c’est donc l’occasion de nous rappeler le grand artiste qu’il fût. Puis, dans Notre France, on nous dit tout « ce qu’il faut voir en Bretagne. »
Enfin, la dernière rubrique de la page est un éloge à nos bonnes vieilles pantoufles ! Et on y apprend ceci :
« La mode est toujours capricieuse… On se demande pourquoi les pantoufles en tapisserie ne sont plus en faveur ? Elles étaient cependant bien jolies, ornées de fleurs délicates, moins délicates pourtant que les petites mains de nos aïeules qui les avaient brodées. Filles sages, ce premier travail manuel était le cadeau obligatoire des fêtes familiales. Aux jours d’anniversaires, elles l’offraient avec orgueil aux grands-parents ravis. »
Et avant de tourner la page, un peu d’humour :

A suivre…
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