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jeudi, 29 mai 2008
Le débardeur du hors série, Mon bébé
Voici mon interprétation du petit débardeur bicolore, vu dans le hors série Mon bébé. C’est un modèle de chez Phildar, que l’on peut trouver aussi dans le « Phildar Créations, Tricotez Calin » n° 484, printemps/été 2008.

Je l’ai réalisé dans un fil de coton, issu de mon stock, reste de mon propre débardeur. Il ne me restait de ce fil qu’une pelote de chaque coloris : elles ont enfin trouvé bon usage. Et il me reste encore suffisamment de fil bleu clair pour envisager un petit ouvrage assorti.
Evidemment, l’échantillon réalisé avec mon fil n’était pas aux mesures de celui du modèle d’origine. Il m’a donc fallu faire des calculs, une fois de plus !
C’est un ouvrage vite fait : commencé hier, terminé aujourd’hui. Coutures comprises ! Et je ne vous dirai pas à quel point je déteste assembler les tricots…
Si vous suivez les explications du catalogue Phildar, il faudra, ce qui semble évident, assembler les épaules avant la réalisation de la bande d’encolure (à aiguilles double pointes). Dans leur fiche, l’assemblage des épaules est mentionné après le montage de l’encolure.
Si vous suivez les explications de MCI, lors de la réalisation de la bande d’encolure, il faudra faire une boutonnière de 2 mailles, sur le 1° rang, à 2 mailles du bord. Cela n’a pas été indiqué dans le magazine.
17:45 Publié dans A l'atelier tricot, Pour Bébé | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Tricot, bébé, débardeur, mci
lundi, 26 mai 2008
Un petit chapeau au crochet.
Alors voilà : Emy est venue, il y a quelques temps, passer quelques jours chez mamie, avec ses parents. Et un jour de beau temps (tiens ! il y en a donc eu au moins un, en ce printemps !), nous sommes allés faire un vide-greniers. Et le soleil tapait un peu fort. Et Emy n’avait pas de chapeau !
Il fallait donc que je lui en fasse un.
Aujourd’hui, l’urgence est moins perceptible : le soleil semble avoir définitivement disparu ! Mais je reste optimiste… Je suis donc mon idée.
Dans tout mon bazar, je n’ai pas trouvé de modèle de chapeau, tel que je le souhaitais. Pas la bonne taille, pas la bonne forme, pas pour la bonne saison.
Si ! Dans MCI, dans le numéro 48, page 70. Et zut ! Il fallait commander les explications et je ne l’ai pas fait. C’est malin ! Bon, il est encore temps, mais c’est tout de suite, que je veux le faire, ce chapeau ! Va falloir que je me débrouille.
Comment fait-on ce genre de chapeau au crochet ? Sur le net, je trouve un modèle un peu ressemblant chez Garnstudio, un autre, mais en taille 2 ans, chez DMC.
Je lis les explications. Les deux techniques sont les mêmes. Je comprends facilement le principe. Il ne me reste qu’à l’adapter à la bonne taille (3 mois) et à la grosseur de mon fil. Un échantillon et quelques calculs plus tard, je commence l’ouvrage.
Une fois terminé, cela donne ça :

Je suis plutôt satisfaite : c’est exactement ce que je voulais.
Mais n’ayant pas le bébé avec moi pour faire les essayages, je ne suis pas sûre qu’il va lui aller ! Et c’est très embêtant !
Cependant, je n’ai pas de solution à ce problème (pas d’autre bébé dans mon entourage proche). Je vais donc devoir l’envoyer comme il est, et attendre le verdict de la maman.
15:15 Publié dans A l'atelier tricot, Pour Bébé | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
De retour !
Ce petit mot, non pas pour vous faire part de mes états d’âmes, vous vous en fichez sûrement, mais pour me justifier un peu. Je vous dois bien une explication, quand même.
Il n’aura pas échappé à celles qui me visitent régulièrement que cela fait une semaine que je n’ai plus rien publié. Et bien, non, je n’étais pas en vacances et je n’étais pas malade non plus. Alors quoi ?
Ah ! Comment vous dire ? On doit pouvoir appeler ça : un passage à vide. La panne sèche. Le néant. Pas l’ombre d’une idée, d’une inspiration, ni même une envie. Rien. Mais pas la déprime, non plus. D’ailleurs, ce n’est pas mon genre. Juste un grand vide incompréhensible. Comme s’il n’était plus possible de faire quoi que ce soit. Une fin définitive.
Eh bé !
Heureusement que, comme le dit Zazie :
« …Aussi bas que l’on soit, on se relèvera
Aussi dure est la vie, elle est belle aussi
Autant le cœur est lourd, oh tant qu’il bât toujours… »
Oui, je sais, un(e) autre que moi aurait cité un de nos grands auteurs… Pff ! Prétentieux(se) va !
Je ne sais pas ce qu’il en est pour vous, mais moi, je retiens mieux les paroles des chansons que les grandes citations.
Donc, je me suis relevée. Ou plus exactement, je me suis activée. Car même dans un moment pareil, il fallait bien que je m’occupe. Et au lieu de faire, …j’ai défait ! Des pulls, pour en récupérer le fil. De quoi nourrir mes aiguilles !
Maintenant, je me sens prête à continuer.
Mais le tournoi de Roland Garros a commencé et ça, ça ne va pas m’aider à être plus active ! Quel rapport ? Aucun. Sauf que tous les ans, pendant 15 jours, je ne suis disponible pour rien, ni pour personne ; tous ceux qui me connaissent le savent.
Le pari de cette année sera donc de rompre avec cette tradition. Pas trop, quand même : il y aura des matchs importants, surtout en deuxième semaine, et donc incontournables ! Mais un pari est un pari ! Va falloir que je fasse de gros efforts !
Le bilan de tout ça : dans deux semaines.
15:09 Publié dans Bavardages | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
lundi, 19 mai 2008
Robe champêtre : deuxième version.
Après la version « Cerises », la version Liberty !

Donc, rien de nouveau à dire sur ce modèle. Sauf que le patron est une valeur sûre et qu’il permet de décliner à l’infini cette jolie robe.
Pour celles qui ne l’auraient pas encore, je rappelle qu’il est issu du MCI hors série n° 3, Mon bébé, dont j’ai parlé ici.
15:40 Publié dans A l'atelier couture, Pour Bébé | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : robe, bébé, couture
samedi, 17 mai 2008
Du romarin, pour la salle de bain !
Je vous entends d’ici : « C’est bien beau de parler de beauté par les plantes, mais sans recettes, c’est un peu frustrant ! » Et vous avez raison.
Bien ! Je vous ai déjà parlé du romarin, ici. Alors continuons avec cette plante et voyons à quoi elle peut nous servir, dans la salle de bain.

Pour le bain, tout d’abord, la recette est simplissime. Il suffit de rassembler feuilles et fleurs dans un nouet ou une boule à thé, et de suspendre le tout sous le robinet d’eau chaude.
Le bain au romarin est rafraîchissant et stimulant ; à faire donc plutôt le matin que le soir.
Vous pouvez aussi faire votre bain moussant qui se prépare très simplement, avec des herbes infusées et des copeaux de savon blanc pur :

Mettre une bonne poignée de feuilles de romarin dans une casserole avec 1 l. d’eau douce (de pluie si possible), porter à ébullition et laisser mijoter à couvert pendant 15 min. Laisser infuser 2 heures hors du feu. Filtrer et remettre le liquide sur le feu. A ébullition, ajouter 5 cuillerée à soupe de copeaux de savon, fouetter jusqu’à ce qu’ils soient fondus puis laisser refroidir avant de mettre en bouteille.
La couleur obtenue n’est pas terrible, une espèce de marron, et ne mérite vraiment pas une photo ! On pourra alors verser ce savon liquide dans une bouteille colorée ou opaque, pour ne pas gâcher la déco de la salle de bain.

Si vous avez les cheveux foncés – c’est loupé pour moi – une infusion de romarin ajoutée à la dernière eau de rinçage, aide à raviver leur couleur et leur donne du lustre ; de plus, le romarin lutte contre les pellicules.
Je vous rappelle le principe de l’infusion, au cas où… :
1 à 2 c. à thé d’herbes sèches ou le double d’herbes fraîches, verser dessus une tasse d’eau très chaude (non bouillante car elle détruirait les composants actifs de la plante), laisser infuser 10 à 20 min, filtrer.
Le romarin est aussi l’allié des peaux grasses ; encore loupé, j’ai la peau plutôt sèche, ce qui n’est pas plus confortable ! Mais celles que cela intéresse pourront se faire un vrai soin complet.
On peut commencer par une fumigation, vous savez, ce truc que faisaient nos grand-mères, la tête recouverte d’une serviette de toilette au dessus d’un bol fumant ! Cela permet d’ouvrir les pores, pour un nettoyage en profondeur.
Donc, vous versez de l’eau bouillante sur l’herbe de votre choix, et laissez la vapeur mouiller le visage pendant au moins 10 min. Vous aspergerez le visage d’eau fraîche pour resserrer les pores.

Vous pouvez aussi préparer votre lotion nettoyante (pour peau grasse, donc) :
125 g de crème nettoyante du commerce, de bonne qualité et sans parfum, ajouter une cuillerée à soupe d’infusion de romarin corsée, bien mélanger.
Le plus difficile sera, peut-être, de trouver la crème de base de la meilleure qualité possible.
Après le nettoyage, il faut tonifier votre peau pour enlever l’excès de gras, raffermir les tissus et lui redonner son équilibre naturel.
Pour cela, le vinaigre de cidre est un produit de choix. Il désinfecte, rétablit le manteau acide de la peau et soulage les démangeaisons. Il faut compter 100 ml de cidre pour 200 ml d’eau, auxquels vous ajoutez 1 cuillerée à soupe d’herbes de votre choix.
Le tonique à la lavande est l’un des plus vieux traitement de beauté aux plantes. Mais aujourd’hui, je parle du romarin, alors voilà une autre recette :
2 cuillerées à soupe de romarin, la peau d’¼ d’orange, la peau d’½ citron, 4 brins de menthe, ¼ de tasse de vodka, ½ tasse d’eau de rose.
Laisser macérer tous les ingrédients ensemble pendant 48 heures, filtrer, mettre en flacon, boucher et étiqueter.
10:30 Publié dans Un moment pour soi | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Romarin, savon liquide, tonique, recettes, beauté
vendredi, 16 mai 2008
La beauté par les plantes
S’enfermer dans la salle de bain, et ne se consacrer qu’à soi ! Quel bonheur ! Encore faut-il que les enfants ne viennent pas frapper à la porte pour savoir s’ils peuvent manger, maintenant, les petits gâteaux que vous avez préparés pour le dessert !!! Mais vous avez pensé à tout : vous les avez envoyés chercher le pain, à vélo, avec leur père. Vous êtes donc tranquille pour un moment, et vous êtes seule ! Alors vous allez pouvoir vous bichonner. Et pour ça, rien de mieux que quelques petites choses faites maison, à peu de frais.

J’ai collecté ici et là quelques recettes que je veux bien partager avec vous, des recettes de grand-mères, venues du fond des âges, et ayant donc surmonté l’épreuve du temps. Des recettes à base d’herbes et de produits simples. Des recettes naturelles ne contenant aucune substance douteuse. Des recettes que vous n’aurez pas besoin de tester sur vos animaux. Des recettes faciles et amusantes à préparer.
La seule précaution à prendre est de vérifier que vous n’êtes pas allergique en testant votre préparation sur un petit coin de votre peau, sur le poignet par exemple.
Les herbes sont vraiment un produit de choix pour l’hygiène et la beauté et elles peuvent se cultiver très facilement dans un coin du jardin, ou sur le balcon même. La plupart de ces préparations sont très simples à réaliser et n’exigent pas de compétences particulières, et heureusement, sinon, elles ne présenteraient aucun intérêt. Les ingrédients se trouvent facilement à l’épicerie, au supermarché ou à la pharmacie. Il n’y a donc aucune raison de ne pas se lancer…

Il faut savoir que les herbes sèches sont deux fois plus concentrées que les fraîches. Donc, dans une même recette, c’est un volume d’herbe sèche ou deux volumes d’herbes fraîches, c’est facile !
Quant aux préparations, elles se conserveront mieux au réfrigérateur, mais de toute façon, pour peu de temps. Une semaine pour les préparations à base d’infusion, un peu plus si vous leur ajoutez de l’alcool, comme du rhum par exemple, ou mieux, de la vodka qui est un alcool neutre et pur. Si elles contiennent du lait, du babeurre, des œufs, n’en faites que très peu à la fois.
Maintenant, il vous reste à choisir vos herbes, pour leurs propriétés, bien sûr, ou tout simplement pour leur parfum. Et à vous les savons, les huiles, les bains moussants, les lotions, les eaux parfumées et autres crèmes que l’on vous enviera sûrement !
12:00 Publié dans Un moment pour soi | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : beauté, plantes
jeudi, 15 mai 2008
Les nouvelles sandales de Charlotte.
Aujourd’hui, Charlotte a mis ses toutes nouvelles sandales. Et elle retrousse un peu sa jupe pour mieux vous les montrer !

J’ai réalisé ce modèle à partir du livre : Crochet, des chaussons pour bébé, dont je vous ai déjà parlé.
Il m’a suffit de travailler sur une chaînette plus courte, tout en suivant les explications données ; ça n’aurait pas pu être plus simple !

Le modèle d’origine comprend une tige, au niveau du talon, sur laquelle vient se fixer une paire de liens à attacher autour de la cheville. J’ai supprimé tout ça pour alléger un peu ces sandales, car Charlotte a de petits pieds, et des liens en plus, je crois que cela aurait fait un peu trop…
Et ça n’empêche pas ces sandales de bien rester en place – elles sont assez ajustées –, surtout que Charlotte est une poupée plutôt calme !

Bon, vous avez sans doute remarqué qu’elle porte des chaussures d’été avec une robe d’hiver ! Oui, je sais, c’est n’importe quoi ! Mais laissez-moi le temps : elle l’aura sa toute nouvelle garde-robe !
14:15 Publié dans A l'atelier tricot, Pour les poupées | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chaussures, poupée, bébé, crochet
mardi, 13 mai 2008
Vous faites quoi, le 14 juin prochain ?
Rien ? Tant mieux ! Et si vous avez déjà prévu un truc, annulez tout de suite !!!
Car c’est Journée Mondiale du tricot. Oui, vous avez bien lu : Mondiale ! Ce qui veut dire que partout dans le monde, les aiguilles vont cliqueter. Alors, vous ne pouvez quand même pas laisser passer cette occasion de montrer ce que vous savez faire, ou d’apprendre le point mousse si vous n’avez encore jamais touché d’aiguilles !
Mais qu’est-ce que c’est que cette journée ? Et bien, il y a quelques temps encore, moi non plus, je n’en savais rien. Qu’est-ce qu’on fait ? Où le fait-on ? Avec qui ? Dans quel but ? Tout ça était un grand mystère.
Mais j’ai trouvé sur le Net ce site : (cliquer sur l'image pour suivre le lien)

Alors, qu’est-ce qu’on fait ?
Et bien, on tricote, ça vous l’avez deviné. Oui, mais encore ? Et bien on amène son tricot, son goûter, ses copines et… on devrait bien s’amuser. On peut faire des paris, des concours de vitesse, des démonstrations de points… Des idées ? Faire tricoter tous les membres du conseil municipal, lancer une action caritative, organiser une exhibition de tricotage avec des manches à balais, donner des cours de trico’doigt ou de sculpture de laine… on peut tout imaginer !
Très bien ! Mais on fait ça où ?
Mais où vous voulez ! On peut organiser un pique-nique dans un parc, s’installer dans la rue avec café, thé et chocolat, se réunir à la terrasse d’un bistrot, se retrouver sur la place de l’église… l’idée étant que l’on tricote en public, pour attiser la curiosité des badauds et les persuader de s’y mettre à leur tour !
Et qui participe ?
Mais tout le monde : les femmes, les hommes, les mamies, les ados, les enfants, mais aussi les associations caritatives, les club de loisirs, les boutiques spécialisées… tout le monde, je vous dis !
Et on fait tout ça pour quoi ?
Tout d’abord, pour passer une super belle journée, inoubliable, c’est certain ; et puis, pour mettre de la laine et des couleurs partout, faire des rencontres, échanger des idées ; et aussi, créer, découvrir, admirer, s’étonner, transmettre… Enfin, pour vivre, quoi !!!
Et le site, il sert à quoi ?
Lui, c’est le relai. Il explique de quoi il s’agit, donne rendez-vous, indique comment s’organiser, aide à faire connaître les points de rencontre… et témoigne !
Car si vous hésitez encore, allez donc lire les comptes rendus des deux précédentes éditions :
- En 2006, un grand pique-nique tricot avait été organisé au parc de Bercy à Paris : tous les détails de la rencontre.
- En 2007, des participants ont témoigné de ce qui s’est passé dans leur ville : un tour de France de la JMT, de Roubaix à Montpellier, du Palais Royal à l’Ile d’Yeu… et découvrez comment des mamies ont recouvert une des colonnes de Buren !
Après, vous n'hésiterez plus ! Vous ne penserez plus qu'à une chose : participer à cette journée, coûte que coûte !
Et moi, dans tout ça ?
Bon, alors maintenant que vous savez ce que vous ferez le samedi 14 juin, vous vous en fichez de ce que, moi, je ferai ! Et vous avez raison ! Mais je vais vous le dire quand même : je vais tricoter. Et d’ici-là, je vais chercher très activement le lieu de rassemblement le plus proche de chez moi !
14:45 Publié dans J'ai visité pour vous... | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : journée mondiale du tricot
lundi, 12 mai 2008
Avis de naissance !
Ou plutôt de re-naissance, si l’on peut dire !
Celle d’une poupée. Une poupée qui a eu une précédente vie.
Elle appartenait à ma fille, devenue grandette (23 ans !), devenue maman à son tour, même. Et elle l’avait abandonnée, comme les autres, à la poussière du grenier. Mais comme j’ai toujours aimé la bouille de cette poupée, je l’ai fait suivre, d’une maison à l’autre, d’un grenier à l’autre. Et voilà que je me la retrouve, toute sale, toute laide, toute nue aussi. Franchement, c’est dommage ! D’abord parce que je l’aime bien, ensuite parce que, maintenant que j’ai une petite-fille, j’imagine très bien que je pourrais la lui offrir dans quelques années. Enfin, si elle l’aime aussi…
Mais sûrement pas dans cet état ! Il faut absolument lui refaire une beauté. Le corps en tissu est méconnaissable, taché, décousu, fichu et laissant s’échapper la bourre de remplissage. Les bras, les jambes, la tête avec ses cheveux de laine, tout est sale aussi, mais là, un bon nettoyage suffira. Alors, c’est décidé : je vais refaire le corps.
Et c’est parti ! Je commence par tout démonter. Ce qui est à conserver subit un nettoyage en règle.

Puis je découds soigneusement les différentes pièces de tissu…

… pour en relever le patron ; on ne sait jamais, s’il faut la refaire une autre fois…

Je coupe ensuite toutes les pièces dans une toile de coton blanche solide ; tiens, encore du recyclage d’anciens vêtements !

A la machine, je procède à l’assemblage de toutes les pièces.

A cette étape, il s’agit de coudre les membres sur la toile (ou le contraire, comme vous voulez).

Ce qui est sûr, c’est qu’il faut une aiguille et du fil assez solides (j’ai cassé une aiguille en cours de route) et pas mal de temps. La matière des membres se perce, mais pas si facilement que cela ; il faut d’ailleurs s’équiper d’un dé à coudre ! On peut aussi viser les anciens trous, mais ce n’est pas si simple…

Maintenant, ça commence à prendre forme. Il ne reste qu’à remplir avec la bourre et passer un lien solide dans le biais qui borde l’encolure. La tête mise en place, le lien est noué très serré autour du cou, dans la rainure prévue.
Et après avoir fermé à la main la dernière ouverture, je peux officiellement annoncer la venue au monde de Charlotte !

Tiens, mais pourquoi Charlotte ? Je ne crois pas que c’était son nom, dans sa précédente vie. A-t-elle eu un nom, seulement ? En tout cas, je trouve qu’elle a une tête à s’appeler Charlotte. Alors, pourquoi pas ?
Et pour ne pas la laisser toute nue, en attendant de lui confectionner une garde-robe, je sors d’un carton, où je conserve amoureusement toute la layette portée par mes enfants, cette petite robe en taille 3 mois… qui lui va assez bien, non ?

Il n’y a plus qu’à inventer une nouvelle vie à Charlotte. Mais ça, je vais le laisser à Emy… si elle veut bien l’adopter !
10:30 Publié dans A l'atelier couture, Pour les poupées | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : Poupée, rénovation
samedi, 10 mai 2008
... pour y cueillir du romarin.

Mon romarin n’est déjà plus en fleurs ! Pourtant, dans les livres, on dit que cette plante fleurit à partir de mai. Chez moi, je l’ai toujours vu fleurir tôt, dès le mois de mars, et ce, quel que soit mon lieu de vie, toujours dans le grand sud-ouest de la France, cependant.
Car à chacune des maisons que j’ai habitées, j’ai planté un romarin, tant je raffole de son parfum puissant. Et je ne passe jamais près de lui sans caresser à pleine main ses fines aiguilles pour en emporter l’odeur avec moi.
C’est une herbe aromatique, certes, et très mellifère, mais c’est aussi un bel arbuste ornemental, avec ses feuilles vert-gris persistantes, et sa multitude de petites fleurs, à la saison. Le mien est bleu, mais la palette est large, allant du bleu foncé au bleu très clair, ou du violet au rose ; il y en a même à fleurs blanches, parait-il, mais je n’en ai jamais vu.
Ecoutez ses autres noms, pour le moins évocateurs : « herbe aux couronnes », « herbe aux troubadours », « rosemarine », « encensier » ou « encensoir »… Tout une histoire, ou plutôt, des histoires… à découvrir. Pendant des siècles, cette plante fut offerte en souvenirs dans les mariages et les funérailles. En période d’examens, les écoliers grecs, à une certaine époque, en portaient sur eux pour stimuler leur mémoire ; et il paraît qu’aujourd’hui encore, toujours en Grèce, les étudiants en font brûler dans leurs chambres.
Et en langage des fleurs, elle signifie « souvenir » et « amour exclusif » et dit aussi « votre amour me revigore » !
La plante est réputée tonique, revigorante et stimulante. Je l’emploie en cuisine bien sûr, dans le poulet rôti, avec l’agneau, le porc… enfin, j’en mets presque partout ! Mais elle est aussi très utile pour l’hygiène corporelle et la beauté, et trouve de nombreux usages dans la maison : j’ai collecté des tas de recettes et d’idées d’utilisation. Je vous en donnerai quelques unes, dans de nouvelles rubriques à venir, très bientôt.
Question santé, le romarin lutte contre les maladies nerveuses comme le stress, le surmenage et les états dépressifs, ainsi que contre les maux de tête. Il combat les infections intestinales et autres troubles digestifs, stimule le foie et la vésicule biliaire. En friction, il soulage les rhumatismes. Utilisée en aromathérapie, son huile essentielle améliore les grandes fatigues, active les sens, peut faciliter la concentration. La tisane de romarin est digestive, calmante et diurétique.
Que d’usages ! Pas étonnant que l’on trouve alors des pieds de romarin dans tous les jardins de grand-mères !
12:41 Publié dans J'ai descendu dans mon jardin | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : romarin, usages du romarin

