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samedi, 19 avril 2008
En montant vers le Pic du Midi.
Le Pic du Midi de Bigorre est la montagne emblématique de mon coin des Pyrénées. Depuis ma fenêtre, je peux la voir. Et c’est comme un réflexe, chaque jour, il faut que j’y jette un coup d’œil, comme pour vérifier qu’elle est encore là !
On dit ici qu’il faut au moins une fois dans sa vie monter à son sommet. Alors, aussitôt nos valises posées là, nous n’avons pensé qu’à ça. Et nous l’avons fait, bien sûr, mais par le chemin le plus facile, l’ancienne route aujourd’hui dégoudronnée qui part du col du Tourmalet.
Mais il existe un autre chemin pour arriver là-haut. Celui des Porteurs du Pic, aussi appelé Sentier des Muletiers. C’est l’accès historique au Pic, la voie empruntée par les constructeurs de l’observatoire dont la première pierre fut posée en 1878, autant dire que ce n’était pas hier ! Et à cette époque, pas d’hélicoptère : le trafic se faisait avec des mulets durant l’été, et l’hiver les hommes montaient à pied avec 35 kg de charge sur le dos !
Au départ du sentier, une plaque nous rappelle cette épopée et rend hommage à ces courageux porteurs dont nombre furent emportés par la neige.

La balade est donnée pour 4 h 15 min jusqu’au sommet. Et c’est sans chargement ! Nous ne pouvons vraiment pas envisager de faire cette ascension avec Lucas. A 8 ans, on n’est pas forcément sensible au symbolisme d’une telle grimpette !
Mais emprunter cette voie permet de raconter cette belle aventure et de la partager un peu. Alors nous décidons de faire un petit bout de chemin… Notre objectif : les cabanes de Tramezaïgues à… 15 min de marche ! Nous allons y arriver, oui !

Ce lieu est un ancien courtàu (prononcez « courtaou »), une sorte de « village d’été » composé de cabanes de bergers et d’enclos pour les animaux réalisés en pierres trouvées sur place, et dont, aujourd’hui, il ne reste souvent que ruines envahies de ronces. Celui-ci compte actuellement quatre cabanes solidement restaurées et deux appentis à bestiaux.

Le lieu est célèbre, qui a vu passer les plus grandes personnalités et en particulier, en 1675, le Duc du Maine, fils de Louis XIV et sa gouvernante, Mme de Maintenon. Il reste très fréquenté de nos jours, étant facile d’accès. Et c’est tant mieux : cela arrange bien notre fils ! C’est donc sans peine que nous l’atteignons. En cette saison, il est désert, ce qui ne nous déplait en rien.

Cette petite niche est un « leyté ». Traversé d’un ruisselet d’eau fraîche détourné du ruisseau, il permettait de conserver le lait au frais avant qu’il ne soit descendu à la ferme.

Nous passons un moment sur le site, profitant du calme et du paysage. Puis nous décidons de pousser un peu plus loin, jusqu’au pont des Vaques. Nous nous rapprochons du Pic qui devient plus impressionnant encore.

Notre promenade s’arrêtera ici. Nous aurons un peu de mal à faire demi-tour, l’attraction de la montagne étant très forte en ce lieu. Mais nous ne pouvons aller plus loin. Ni l’heure avancée, ni la saison, ni notre équipement ne nous permettent de continuer. Je crois même que Lucas ne l’aurait pas permis non plus !

Qu’à cela ne tienne ! Nous reviendrons et même, un jour, nous remonterons ce sentier sur les traces des Porteurs. Et nous irons comme eux jusqu’au sommet. Et nous aurons alors sûrement le sentiment d’un exploit accompli.
11:35 Publié dans Et si on sortait... | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note


Commentaires
Merci pour cette belle balade qui me rend un peu nostalgique.
De + en ce moment nous manquons bien de soleil
Ecrit par : Cathz | samedi, 19 avril 2008
C'est sympa de m'avoir suivi sur ce sentier. Courage, Cathz, le printemps est annoncé pour cette semaine !
Ecrit par : SylvieBG | lundi, 21 avril 2008
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